Je porte une tristesse qui n'a pas de nom, un puits d'instants irrascibles que je n'explique pas, qui me suivront partout et que personne ne pourra partager. C'est peut être ça le spleen, ce malaise délicieux qui m'habite quoique je fasse, que les mots supportent sans m'en délivrer. Subtile vague à l'âme, qui m'isole pour mieux me garder.
Et pourtant, si cette mélancolie venait à me quitter, c'est moi qui partirais la chercher. Parce que sans elle, le monde n'a plus de couleurs...

